Plantes sauvages
accueil / autres-animaux / mammiferes / loir-gris 

Loir gris

Le Loir gris est un petit mammifère rongeur essentiellement nocturne, de 15 à 20cm sans la queue qui est grise et touffue comme le reste du corps. De la famille des Gliridés, il vit en Europe et hiberne d'octobre à avril.

Classification

: Mammifères

: Gliridae

: Glis glis


Noms vernaculaires

: Loir gris

: Edible dormouse, Fat dormouse

: Siebenschläfer

: Lirón gris

: Ghiro


Physiologie

: 14-20cm

: 80-250g

: 9-10 ans

: Espèce protégée


Le Loir gris est un animal protégé dans toute l'Europe par l'annexe III de la Convention de Berne. En France, où il est présent partout sauf sur la façade atlantique, il n'est jamais très fréquent. Veillez donc à ne pas le déranger ou pire à l'éliminer sous prétexte qu'il est entré chez vous par effraction.


12 septembre 2011, La Caze, Gorges de la Jonte (Lozère - France)
Loir gris Deux petites frimouses apparaissent sous le toit alors que nous dinons sur le balcon et nous observent sans crainte excessive, malgré nos mouvements. Je me lève pour aller chercher l'appareil photo. Loir gris
Puis un adulte sort à son tour avec une vigilance visiblement plus nette, sans grande crainte non plus, mais semblant toutefois rappeler d'élémentaires règles de prudence aux jeunes qui rentrent pour ressortir bien vite, curiosité oblige, aux côtés de l'adulte, quémandant une autorisation dont ils semblent parfaitement se passer quelques minutes plus tard.
Loir gris Loir gris Loir gris
Chacun se demande qui descendra le premier au jardin, peut-être même jusqu'à la rivière... Pour cela il n'y a qu'un seul chemin : une descente verticale par le coin du mur, en pressant les pattes de chaque côté de l'angle, les ongles agrippant les aspérités du crépi.
Loir gris J'y vais, j'y vais pas ?...
A sa place, moi qui ait peur du vide, je serais bien plus hésitant encore et ne me lancerais pas dans cette aventure de desescalade à main nue.
Loir gris
Une fois encore, nous nous sommes régalés des allées et venues de ces petits polissons qui ont même fini par descendre en nous frôlant pendant que nous étendions du linge le long du balcon. Ainsi chaque soir, après manger, au premier bruit de grattouillis, nous tournons nos chaises vers la "télévision" pour regarder ce documentaire animalier en direct !

 

14 juillet 2010, La Caze, Gorges de la Jonte (Lozère - France)
Loir gris Loir gris Loir gris
Curieux de savoir ce que sont devenus nos amis Loirs de l'an passé, nous disposons sur le balcon des oreillons d'abricots. Il est à peine neuf heures du soir que nos petits visiteurs du soir sortent de leur cachette diurne pour aller faire leurs courses après l'orage. Les adultes attrappent les morceaux entre leurs dents et les emmène au loin pour les déguster en toute quiétude. Pour les jeunes cela semble encore un fardeau trop encombrant et moins conscients du danger probablement, malgré les cris de mise en garde de leurs parents, ils préfèrent festoyer sur place. Ils sortent ainsi tous les soirs à la même heure faire une promenade au jardin, peut-être même poussent-ils jusqu'à la rivière, à en juger par les petits cris poussés au loin par les jeunes.
Loir gris Lorsqu'ils croisent notre regard ils semblent plus prudents que craintifs. Cette année encore nous aurons la chance de les observer régulièrement. Loir gris

 

Juillet 2009, La Caze, gorges de la Jonte (Lozère - France)
Loir gris Au cours de notre séjour estival, un soir où nous dînons sur le balcon, nous avons la surprise de voir surgir sous le toit de lauzes un petit animal au minois sympathique et à la queue touffue qui rappelle celle de l'écureuil. Loir gris

Chaque soir, avec une régularité de métronome qui lui vaut rapidement d'être surnommé "Le Loir de 21h40", il sort de son trou, nous observe quelques minutes avec semble-t-il plus de curiosité que de crainte, puis descend le long du mur à une vitesse qui ne cesse de nous surprendre et disparait dans la vigne vierge qui lui fournit un chemin abrité vers le jardin.
Déjà l'an dernier nous avions eu l'occasion de l'apercevoir une fois ou deux. Parfois la nuit, lorsqu'il rentre de sa promenade, nous entendons quelques cavalcades dans le grenier. Nul doute qu'il n'ait trouvé là un logis qui lui convient.
Pour mieux l'observer nous l'appâtons avec quelques oreillons d'abricot. Un soir, alors que nous scrutons le bord du toit, nous entendons courir à nos pas... le temps de baisser la tête et nous voyons s'enfuir vers la vigne vierge un individu "culotté" tenant en sa gueule un demi abricot ! Dans la pénombre du soir et sous le couvert des feuilles, nous le discernons quelques minutes en train de manger sur place, tenant le fruit entre ses mains dans un geste très humain.
Le dernier soir, ce sont trois individus qui se montrent, dont un qui n'hésite pas à remonter le mur sous nos regards pour en forcer un autre à rentrer sous le toit avant de redescendre à nouveau. Probablement un adulte qui a estimé que le moment n'était pas encore venu pour le jeune de sortir dans les dangers de la nuit. A-t-il eu peur ce soir là pour son rejeton de ses prédateurs habituels que sont les rapaces nocturnes, la martre, le chat sauvage, la fouine... ou bien de ces bipèdes installés sans gêne sur son chemin d'accès ?

accueil / autres-animaux / mammiferes / loir-gris 
Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.