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Wallaby de Bennett

Le Wallaby de Bennett est un petit kangourou à la fourrure très épaisse, originaire de l'est de l'Australie et de Tasmanie. C'est une sous-espèce du Wallaby à cou rouge.

Classification

: Mammifères

: Diprotodontes

: Macropodidés

: Macropus rufrogriseus rufrogriseus


Noms vernaculaires

: Wallaby de Bennett

: Bennett's wallaby

: Bennett-Känguru

: Wallaby de Bennet

: Wallaby di Bennett


Physiologie

: 65 à 100cm pour le corps, 60 à 90cm pour la queue

: 15 à 27kg pour le mâle, 11 à 16kg pour la femelle

: 9 ans (12 à 15 selon les sources) dans la nature, jusqu'à 20 ans en captivité


3 novembre 2013, Parc des Oiseaux, Villars les Dombes (Ain - France)
Wallaby de Bennette Wallaby de Bennette Wallaby de Bennette
Il appartient à la famille des Macropodidés, mot qui vient du grec «macros» qui veut dire «grand» et «pode» qui veut dire «pied». Wallaby ou Kangourou ? En fait la distinction entre kangourou et wallaby se fait uniquement selon des critères de taille et de poids qui varient considérablement selon les espèces, de 1kg pour le wallaby lièvre à 80kg pour le kangourou roux. Les espèces de petite taille dont les pieds mesurent moins de 25 cm et de poids inférieur à 24 kg sont appelées wallabies.
Le mâle ne participe pas à l’élevage des jeunes. Avant de mettre bas, la femelle nettoie sa poche marsupiale. Puis elle adopte une position particulière : le dos contre un arbre, elle s’assied, la queue allongée sur le sol entre ses pattes postérieures. Elle se penche en avant pour lèche rson orifice uro-génital et "tracer" une piste jusqu'à sa poche. La mise bas est rapide et ne demande pas trop d’attention de la part de la mère. Elle sectionne juste le cordon ombilical du nouveau-né puis continue à se lécher pendant quelques heures pour nettoyer sa fourrure.
Le jeune wallaby qui naît est encore un embryon, il n’est pas entièrement formé. Il est minuscule (moins de 1 g), sans poils, ses pattes postérieures et sa queue sont incomplètes. Cette «larve» doit ramper sur les poils de sa mère pour rejoindre la poche ventrale, attraper une des 4 mamelles et s’y fixer pour terminer son développement. Avec sa température et son taux d’humidité stables, cette poche joue le rôle d’incubateur naturel. Lors de son périple vers le marsupium, le nouveau-né n’est à aucun moment aidé par sa mère. C’est probablement grâce à son odorat déjà développé qu’il s’oriente.
Durant la première moitié de sa vie en poche, le jeune reste attaché à une mamelle et tête presque continuellement. Sa mère s’occupe de stimuler ses mictions et défécations et nettoie régulièrement sa poche. Puis il commence à sortir sa tête de la poche pour scruter son environnement. Enfin, il sort de plus en plus souvent du marsupium et apprend à diversifier sa nourriture. Une fois sevré, il reste encore au pied de sa mère puis acquiert son indépendance à l’approche de la maturité sexuelle.
La production de lait est indépendante d’une mamelle à l’autre chez une même femelle wallaby. Ainsi deux mamelles peuvent produire un lait de composition différente. Une mère peut alors allaiter simultanément un jeune «hors-poche» en fin de croissance et un nouveau-né tout juste arrivé dans la poche. Ceci peut paraître étonnant mais quelques jours après la fécondation, la femelle peut à nouveau s’accoupler. Le nouvel embryon ne se développe pas de suite et reste au repos dans l’utérus jusqu’à ce que le premier sorte de la poche. La femelle peut donc avoir trois portées en même temps : un jeune sorti de la poche mais revenant téter sa mère pendant 4 mois, un jeune accroché à la mamelle dans la poche et un embryon de réserve dans l’utérus.
Cet animal a été introduit en parc dans de nombreux pays et s'en est parfois échappé, se reproduisant ensuite en liberté. Ainsi il existe en France une population sauvage de Wallaby de Bennett dont plusieurs individus se sont échappés au début des années 1970 du parc zoologique de Sauvage dans les Yvelines, en forêt de Rambouillet. Comme c'est un animal solitaire et que seule son activité alimentaire, exclusivement nocturne, le fait sortir de l'abri forestier sans s'éloigner de la lisière, son observation reste difficile même pour les spécialistes. La reproduction de l'espèce en milieu naturel est soupçonnée sans avoir pu être prouvée mais la longévité connue de l’espèce dans la nature permet de penser que les individus observés dans les années 2000 en forêt de Rambouillet ne sont pas ceux échappés initialement du parc zoologique.

Sources :
- Parc de Thoiry
- Parc de Clères
- Centre d'études de Rambouillet et de sa Forêt

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.