Balbuzard
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Le nom du site

Il en fallait bien un ! C'est un métier de choisir un nom, un logo, pour une entreprise, une association... Ce n'est pas le mien ; quelques associations d'idées ont fait germer celui-ci, qui s'est imposé.


Un site sur les oiseaux...

C'était sa première vocation, elle s'est depuis étendue aux insectes, mais ne nous égarons pas. Il fallait lui trouver un nom, un nom évocateur de sa mission, pas encore très bien définie d'ailleurs, à l'époque. Une séance de remue-méninges s'imposait...

J'habitais alors à Paris, voilà déjà un élément à retenir...

A Paris, les oiseaux, c'est avant tout les pigeons et les moineaux. Les Pigeons ne sont pas toujours aimés et désirés. Une loi déjà ancienne interdit d'ailleurs de les nourrir pour éviter la prolifération. Ce n'était donc pas un bon emblème. Le Moineau est partout. Il est familier, il mange dans la main dans les parcs, il est si petit qu'il ne gêne personne. Même ses bagarres assorties de ces pépiements désordonnés ne sont pas perçus comme un trouble. Avez-vous déjà entendu quelqu'un se plaindre des moineaux ? Intéressant le moineau, idée à garder, à étudier plus amplement...

Le moineau, ça évoque quoi...

De ses surnoms, piaf, pierrot... je retiens alors celui d'une chanteuse qui a si bien chanté cette ville, et qu'on surnommait la môme piaf ou le moineau de Paris. Ajoutons un brin de nostalgie. Comme elle, de plus, nous (mon épouse, ma fille et moi-même) ne sommes pas bien grands (par la taille, bien sur, pour le reste, laissons la modestie de côté...)  !

Moineau... Paris...

Pourquoi seulement Paris ? Des oiseaux il y en a partout... Mais j'habitais alors en ce lieu, je bénéficiais d'un balcon qui attirait de nombreux oiseaux, dont bien sûr les moineaux... Si je parlais d'observations en d'autres lieux, c'était toujours à Paris dont je vous en faisais part...

Un nom comme une enseigne...

Le moineau de Paris, les moineaux de Paris... "Au moineau de Paris" s'impose ; comme une enseigne médiévale, un clin d'oeil en passant pour contrer la modernité des technologies de l'Internet. Un média d'aujourd'hui pour parler des choses de toujours. Mais au fil du temps, comme les visiteurs l'évoquent en parlant "du Moineau de Paris"... va voir sur "Le Moineau de Paris"... le titre perd son article et devient "moineau de paris" à l'identique de son adresse.

Evolution du site...

Au cours de vacances en Lozère, voilà que je ramène une moisson de photos d'insectes qu'il est tentant de partager également. Mais quel rapport avec les oiseaux, avec le moineau. Faut-il faire un deuxième site, "Au grillon de Paris" ? Non, après tout, l'insecte est dans le quotidien de l'oiseau, parfois sa nourriture directe, et toujours intégré dans sa chaîne alimentaire. Alors, en toute bonne conscience, le Moineau de Paris héberge désormais des insectes, mais au sens très largement acquis dans l'esprit du public qui conçoit l'insecte comme une petite bête (les bibittes comme disent les québecquois), et donc aussi les araignées, mille-pattes et autres cloportes. Au fait les hérons ça mange quoi ? Allez, on hébergera aussi quelques grenouilles, lézards, serpents...

Et dans quelques années...

Qui dit qu'un jour je n'hébergerai pas aussi quelques belles photos de plantes ou d'arbres, indispensables à l'environnement de l'oiseau et de l'insecte ? Ce n'est pas à l'ordre du jour, mais n'en soyez pas surpris outre mesure, si un jour lointain, il vous arrivait de vous poser la question : "qu'est-ce que ça fait là ?". Ce site est animé par la passion de la nature, et la nature est généreuse ; je ne peux pas l'être moins qu'elle !

Des moineaux et des piafs...

Un collègue s'interroge à propos de mes "piafs"... d'où vient donc ce mot ? Je compulse quelques dictionnaires qui ne satisfont guère notre curiosité. Pour les plus succincts il s'agit d'un nom familier du moineau. Mais la source ? Certains avancent piaffer, pour s'agiter, trépigner, ce que font souvent les petits passereaux, mais le TLF (Trésor de la Langue Française) semble démentir cette hypothèse. Posons la question à un linguiste émérite, Jean Pruvost : "En fait, les étymologistes sont parfois le bec dans l'eau... pour rester dans la métaphore. L'attestation la plus ancienne du mot ne date que de 1896 et d'emblée le mot est entré dans la langue avec son sens gentiment familier. Il s'agit, pense-t-on, très probablement d'une onomatopée, en fonction du piaillement du moineau. Ce que j'aurais d'ailleurs tendance à confirmer par analogie avec le verbe piailler qui remonte au XVIIe siècle, et qui lui aussi, de l'avis de tous, résulte d'une onomatopée. De l'oiseau qui piaille au piaf qui chante, il n'y a qu'une rémige... On n'oubliera pas au passage que lorsque Giovanna Gassion cherche un joli nom, un beau pseudonyme, pour mettre un nom sous sa voix d'or, c'est bien en pensant à l'oiseau ainsi dénommé qu'Edith devint Piaf ! Quelques-uns, très minoritaires, ont établi un rapprochement avec "piaffer", mais de l'avis des maîtres, ils se trompent. Les oiseaux et les chanteurs ne font pas forcément bon ménage : un chanteur a ainsi fui son nom d'oiseau, Moineau alias Eddy Mitchell, il est vrai qu'il n'avait rien d'un petit moine, le moineau tirant son nom de sa ressemblance avec les moines bien nourris au ventre bombé, comme sur les illustrations de la Bénédictine. Cela étant on préférera la chaussée aux moines à la chaussée aux piafs !"

Et pour finir en musique... LE MOINEAU DE PARIS

Interprète: Hector Pellerin, 1924

Dans l'jardin public, tout ensoleillé,
Un p'tit moineau sur l'herbe est tombé;
Un gosse en haillons sur l'oiseau se jette
Mais une brave dame d'un geste l'arrête:
" Que fais-tu, gamin, laisse-le partir!
"Ç a t'amuse donc bien de le faire souffrir?"
" Mais, que l'gosse répond, voyons la p'tit' mère,
" On s'connaît tous deux puisque l'on est frère,
" Car moi aussi j'suis un petit
" Que la misère a fait tomber du nid."

Refrain:
J'suis l'moineau, j'suis l'p'tit p'tit
J'suis l'gamin d'Paris

La bonne dame émue lui dit: "Mon enfant,
" T'es tout seul, veux-tu que j'sois ta maman?"
L'enfant a dit "oui", elle l'amène chez elle
Lui fait don de tout, c'est une vie nouvelle.
Mais en grandissant il s'sait enchaîné
Il n'pense qu'à une chose: c'est sa liberté.
Dehors le soleil éclaire la grande route,
C'est l'printemps qui chante, joyeux il écoute.
Alors un soir il est parti
Laissant seulement ces quelques mots d'écrit:

Par les rues je m'faufile
Mais au pas, en bataillant,
Mais toujours content.
J'vais tout droit sans m'faire de bile,
J'suis farceur, je suis blagueur
D'ça y as pas d'erreur
Mais comme au fond j'ai bon coeur
Tout là-haut j'vais grimper, de peur qu'il s'ennuie,
Remettre mon frangin dans son nid.

Dans la vie faut je m'faufile.
Je suis grand, j'ai vingt ans
Il faut qu'j'aille d'l'avant.
Ma maman ne t'fais pas de bile.
J'suis farceur. j'suis blagueur,
D'ça y a pas d'erreur,
Mais n'crois pas qu'j'ai mauvais coeur.
M'en veux pas, tu l'sais bien, quand ils ont grandi
Les oiseaux se sauvent de leur nid.

Quand le Moineau de Paris devient bourguignon !

En 2009, l'auteur (il m'arrive de faire comme Jules César, de parler de moi à la troisième personne !) déménage en Bourgogne, dans l'Yonne et le Sénonnais, à Pont sur Yonne, où il devient tout à la fois pontois, icaunais et bourguignon. Faut-il changer le nom du site que les visiteurs connaissent depuis près de 7 ans ? Je trouve comme excuse ou argument à n'en rien faire le fait de travailler toujours à Paris. C'est maigre mais je m'en contente et il vous faudra bien en faire autant ;-).

Voir aussi :

En raison du volume d'information ou du nombre de photos disponibles sur ce sujet, l'ensemble a été découpé pour optimiser le chargement, n'hésitez pas à visiter aussi les pages suivantes : Accueil du dossier , Auteur , Carte de visite , Citations et recompenses , Commentaires , Ma famille , Materiel , Mentions legales , Nom du site , Plan du site , Site , Visiteurs .

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.