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Mon balcon parisien

Mon balcon pourrait presque prétendre au statut de refuge pour oiseau. Il présente une quantité non négligeable de verdure, d'essences différentes, des points d'eau pour boire et se baigner, divers postes de nourrissage. Il ne manque que les nichoirs, mais je crains que cela ne soit guère compatible avec les visites de mon chat !

Cinq mètres de long pour un mètre soixante de large, ça ne fait pas des hectares mais quand même le bonheur de quelques passereaux dont, parmi les plus fréquents, le Moineau domestique, la Mésange charbonnière, la Mésange bleue, le Rougegorge familier, le Verdier d'Europe, l'Etourneau sansonnet. Les Pigeon biset domestique et Pigeon ramier n'y sont pas les bienvenus mais s'entêtent à venir même s'ils n'y trouvent pas pitance, le Ramier tente même régulièrement de nicher mais nous ne sommes pas d'accord. Le Merle noir y a niché en toute tranquilité. La Pie bavarde nous fait parfois une visite. Y ont aussi été aperçues la Mésange nonette, la Mésange huppée, la Mésange noire.


Les espèces visiteuses varient selon les années. Nous avons eu des vagues de verdiers, de moineaux, de mésanges... la visite rare d'un Rougegorge familier, la nidification d'un Merle noir avec l'envol d'un jeune... et quelques raretés comme la Mésange noire, la Mésange huppée, la Mésange nonette qui ne firent que quelques apparitions.

Il n'est cependant pas facile d'y faire des photos sans déranger les oiseaux. J'étudie toutefois une solution et j'arriverai peut-être un jour à vous offrir ici quelques clichés sympathiques. En attendant voici un aperçu de l'endroit.

Janvier 2006, les mésanges tombent dans les pommes...

Cet hiver les Mésanges bleues, essentiellement, et Mésanges charbonnières occupent le terrain en maître. Un Rougegorge familier passe une à deux fois par jour casser une petite graine. Très peu de Moineaux domestiques alors que l'hiver dernier ils étaient souvent une bonne vingtaine à se chamailler aux mangeoires, et jusqu'à quarante lors des coups de froid. Il faut préciser que nous avons changé un peu le menu en retirant la distribution de tournesol dont les pigeons, Bisets et Ramiers, étaient par trop friands. Ceci explique peut-être cela.
Pomme picorée Les mésanges, quant à elles, se régalent de boules de graisse aux céréales, de plaques de graisse aux insectes ou aux fruits rouges... et depuis peu de pommes que j'avais mis à disposition des merles qui ne sont jamais venu y toucher. Remarquons au passage que les mésanges ne sont pas très douées en botanique puisque pas surprises de trouver des pommes dans un Laurier rose ! L'important est que la pomme soit bien attachée, au plus près d'une branche pour s'y poser.
Pomme picorée
Je vous laisse sans plus de commentaire admirer le travail de ces dentellières qui ne laissent rapidement plus que la queue, la peau qui laisse passer la lumière, et les pépins dans le trognon rabougri.
Pomme picorée
Pomme picorée Pomme picorée Pomme picorée
Je m'étais étonné de ce régime frugivore chez cette espèce, mes guides n'indiquant en principe qu'insectes et graines à leur menu habituel. Ces images montrent quatre moitiés de pommes vidées en l'espace de deux jours... et le rythme s'accélère.
Un ornitho me signale que Paul Géroudet dans "Les Passereaux d'Europe" tome 2 écrit : "[...] Le règne végétal nourrit les Charbonnières dans une large mesure. Baies, fruits,dont elles piquent la pulpe sucrée, petits pois, pépins de pomme pourries, même des bourgeons. [...] ".
Un autre confirme le goût de "ses" mésanges pour les poires...

 

Printemps 2004, maternité pour Merle...

Alors qu'au printemps 2002 nous avions dissuadé un couple de Merles de nicher dans notre Chèvrefeuille, par peur que notre chat fasse de grosses bêtises, en 2004 nous décidons de laisser se poursuivre une nouvelle tentative et d'observer cet épisode en maintenant notre félin sous très haute surveillance. Entre temps il est devenu moins chasseur, se calmant avec l'âge ; il ne sortira toutefois sur le balcon qu'en notre compagnie. Nous n'avons pas regretté cette aventure que je vous relate dans le détail : naissance d'un jeune Merle.

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.