Aven Armand
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Aven Armand

Le sud de la Lozère consiste en un plateau calcaire, le Causse Méjean, qui est truffé de trous, grottes et gouffres. S'il est un gouffre célèbre dans le coin, c'est bien l'Aven Armand.

Accès, information pratique...


Ici les gouffres portent le nom d'aven. L'aven est un puits naturel qui se forme en région calcaire, soit par dissolution, soit par effondrement de la voûte de cavités karstiques. Je gardais de cet aven un souvenir un peu flou mais émerveillé d'une visite de mon enfance, et je craignais que le rêve ne s'efface un peu devant la réalité. Jugez par vous-mêmes sur ces photos prises en 2003 lorsque j'y suis retourné avec ma femme.

C'est parti pour la visite
Entrée naturelle de l'aven Tunnel d'accès par funiculaire Tunnel d'accès
L'entrée naturelle du gouffre n'est plus utilisée pour accèder à la visite. On accède maintenant par un tunnel abritant un funiculaire. Fermez les portes, nous partons à la découverte d'un autre monde. N'oubliez pas une petite laine. Le spectacle est garanti dès la sortie du tunnel.
Une large plateforme surplombe la salle qui contiendrait aisément Notre Dame de Paris. Où poser le regard ? Sur les chandeliers, les orgues, les draperies ? Figé devant tant de merveilles, on oublie un peu le commentaire du guide. On est pourtant tombé sur un guide particulier, qui commente la visite en vers, il mérite toute notre attention.
Les oxydes et le temps ont oeuvré pour le plaisir de nos yeux. Du blanc le plus pur au brun le plus sombre, toute une palette d'ocres s'étale dans cette immense salle que l'on n'embrasse jamais d'un seul regard. Les parties visitées s'allument une à une à notre passage, révélant leur splendeur.
Ca et là, plus loin de nous, s'allument des colonnades, des stalagmites, des stalactites, des choux-fleurs, des piles d'assiettes, au gré du passage d'autres groupes de visiteurs, et ces régions lointaines qui se révèlent ainsi nous montrent mieux la majesté du volume, de l'espace.
Je ne vous ferai pas de cours de géologie, comme 90% des visiteurs, j'ai déjà oublié en sortant les explications pourtant maintes fois entendues dans chaque grotte calcaire visitée. L'essentiel est dans le regard que l'on pose.
Dans les fonds et sur les replats, une couche d'argile a pu se déposer et imperméabiliser le sol, l'humidité ambiante s'y condense, ainsi que les eaux de pluies qui passent l'ouverture, et suinte le long du plafond, pour donner de petits bassins, miroirs qui reflètent les piliers qui y ont poussés comme arbres magiques. Remontant doucement les nombreuses marches qui nous avaient mené jusqu'au fond visitable de cette salle, nous nous retournons sur une vue d'ensemble de "la forêt", collection de stalagmites érigées comme une forêt de pins brûlés qui préfigure celle de la surface après les incendies d'août 2004 à La Parade.
Un dernier regard avant de sortir
Avant de sortir, jetons un oeil au plafond pour apercevoir l'entrée naturelle et imaginer les premiers visiteurs qui descendaient dans un panier suspendu à un cable ! Le plafond est constellé de milliers de petits spaghettis qui suivent la pente et le ruissellement des eaux de pluie. La visite pourrait se prolonger, car s'ouvre ici à nos pieds, en bas de cette salle, un puits de plus de 150m qui ouvre sur des galeries... qui ne sont toutefois accessibles qu'aux spéléologues chevronnés.
Avec un peu d'imagination, on peut deviner des formes dans les concrétions, et l'on découvre alors la statue de ET l'extra terrestre qui ravit les petits, ou la Vierge à l'enfant, le Sacré Coeur, ou bien encore, comme ci-dessus à droite la tortue, et bien d'autres encore... Autant de noms, autant de repères pour les premiers explorateurs qui ne disposaient pas de tant de lumière et qui n'ont probablement jamais vu "la forêt" comme nous la voyons ici avant de sortir.

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.