Mes balades
accueil / dossiers / en-balade / la-dombes 

La Dombes

La Dombes est une région aux mille étangs qui constitue un des quatre paysages du département de l'Ain et certainement le plus remarquable à bien des points de vue.

Cliquez pour voir la région endétails

Pour en savoir plus...


Parc des Oiseau

Voir le dossier consacré au Parc des Oiseaux, niché au coeur de la Dombes.


La pêche d'étang et l'alternance des cultures en Dombes,
ou comment les étangs se promènent !
Un étang vidé La région a cette particularité que de temps à autre vous ne trouverez pas les étangs là où ils sont indiqués sur la carte, mais de l'autre côté de la route. En outre vous pourrez voir un tracteur au milieu d'un étang ou de la pêche en plein champ ! Pose du filet sur le chenal de vidange
C'est déroutant quand on ignore l'alternance de la pisciculture et de l'agriculture sur ces parcelles. En effet, si certains étangs sont permanents, d'autres sont régulièrement vidés et pêchés en masse à l'occasion. Vidés où ? Toute l'astuce est là : ils sont vidés dans une parcelle proche qui a été cultivée quelques années, souvent de l'autre côté de la route qui les jouxte. La parcelle vidée sera à son tour mise en culture, sa terre enrichie des déchets organiques déposés par la faune aquatique. C'est le moment de voir le fond de l'étang, pas aussi profond qu'on aurait pu le penser, puisqu'il s'agit en fait d'un champ noyé, pas aussi vaseux non plus, en témoigne sur cette photo la trace des roues du tracteur. Où sont passés les poissons ? Ils sont pêchés dans le chenal de vidange du champ (ou de l'étang, comme vous voudrez) puisqu'ils n'ont d'autre choix que de s'y réfugier. Un filet est posé en travers de ce chenal pour empêcher les poissons de disparaître dans le nouvel étang en passant avec l'eau par le "tou", mot donné ici à la bonde de l'étang. Une certaine quantité de poisson ira tout de même ensemencer le nouvel étang pour assurer la continuité de la production.

 

Mai 2005, Joigny, commune de Chatenay, Dombes (Ain - France)
Le gîte Arnaud au bord de l'étang Grand Cormoran Nous sommes retournés dans le même gîte qu'en automne 2004 (ci-dessous) dans l'idée de profiter du même environnement et d'en observer les différences entre ces deux saisons. L'étang Grand Cormoran

L'étang Grand Cormoran lui-même qui jouxte presque le gîte a subi quelques changements, ses abords ont été nettoyés, il a été vidé et n'est pas encore en pleine eau lorsque nous séjournons. Cela n'empêche pas une population avienne diversifiée d'y avoir pris place. Les jumelles nous permettront d'identifier un couple de cygnes tuberculés avec six poussins, une bonne dizaine de hérons cendrés et un héron pourpré (sans photo j'en suis aussi désolé que vous !), des mouettes et goélands, quelques petits limicoles (non identifiés), un vanneau huppé, des foulques, poules d'eau, fuligules milouins et morillons, nettes rousses et canards colvert, faucons crécerelles, buses et milans noirs. Parmi les passereaux il faut compter les pinsons des arbres, les bergeronnettes grises, rouge-gorge, rougequeues, hirondelles rustiques (récemment arrivées)... Dans les environs, si nous avons vu peu de pigeons (par rapport à Paris !) les tourterelles turques sont en revanche très communes.

Nous n'avons pas comme cet automne fait un grand circuit des étangs mais avons profité du soleil pour consacrer deux pleines journées au Parc des Oiseaux de Villars les Dombes pour lequel je vous recommande la lecture du dossier qui lui est consacré.
Observations

L'Ain c'est aussi la Bresse, le Bugey et le Valromey. Une sortie dans le Bugey nous a offert la surprise de découvrir dans un champ récemment hersé quelques cigognes attablées aux côtés d'une troupe de goélands, de quoi faire pâlir de jalousie les alsaciens. Le Valromey nous a offert son lot habituel de bergeronnettes grises (dont on perd vite le compte !) et qu'en famille nous appelons "Bergeonnettes" en souvenir des premières années de notre fille qui les découvrait avec émerveillement et amusement.

En plus des oiseaux la sortie en Valromey nous aura fait découvrir un orvet au milieu d'un chemin, et l'averse du soir aura fait sortir des petites grenouilles et une salamandre qui vivent dans les trous d'écoulement d'eau de la terrasse du gîte. La salamandre s'est laissée approcher (elle est même venue toute seule vers nous !) au point que j'ai pu lui chatouiller le menton !

 

Novembre 2004, Joigny, commune de Chatenay, Dombes (Ain - France)
L'étang Grand Cormorand
Dombes, royaume des eaux et pays de lumière, même à la mauvaise saison.
Novembre n'est pas la meilleure saison pour rechercher du soleil, quelle que soit la région que l'on visite, mais ici, avec l'omniprésence de l'eau, il faut à notre astre de l'optimisme à revendre et une énergie particulière pour déchirer le voile de brouillard des matins automnaux. La gelée blanche n'est pas rare et habille le paysage d'un long manteau gris, mais il suffit de se couvrir et de se munir de chaussures adéquatement imperméables pour profiter des ressources de la région. Chaque minute d'observation révèle ses trésors. Sur et autour de ce seul étang du Grand Cormorand bordant le gîte que nous avons loué, nous avons pu voir des mésanges charbonnières, bleues, à longue-queue, des pinsons des arbres, des rouge-gorges, des troglodytes mignons, des merles, des rouge-queue, 3 cygnes tuberculés, dont 1 premier hiver, 3 grands cormorans, une grande aigrette, 5 hérons cendrés, un martin pêcheur, des corneilles, des buses variables, des faucons crécerelles... Sur d'autres étangs, nous avons eu le plaisir, par deux fois, de voir filer sous notre nez (on ne peut dire mieux et plus précis) le Martin pêcheur dans son superbe manteau bleu. Ne cherchez pas sa photo ici ; malheureusement, il ne m'a pas attendu !
Le gîte Arnaud Ragondin L'étang Grand Cormorand
Sur la route des étangs, en gîte Clévacances chez Jean et Françoise ARNAUD
à Joigny, 01320 Chatenay (photos du gîte et de l'étang mitoyen).

Du fond de l'étang où batifolent les trop nombreux et mal aimés ragondins responsables de la dégradation des berges, on aperçoit le gîte que nous avons loué pour la semaine, à Joigny, lieu-dit de la commune de Chatenay, dans le quart sud-est de la Dombes. Un coup de zoom révèle le corps de bâtiment abritant à la fois deux gîtes (sur la droite) et la maison du propriétaire. L'église de Chatenay semble veiller sur l'endroit du haut de la butte où est construit le village. La Dombes n'est pas tout à fait plate, ce "point haut" de 310m en témoigne ! L'altitude moyenne du plateau variant de 250 à 300m environ surplombe la proche vallée de l'Ain d'une centaine de mètres. L'endroit est d'un calme rare propice au repos, si l'on excepte quelques coups de fusil, puisqu'il faut bien composer avec les chasseurs dont c'est la pleine saison de reproduction. Il me faut reconnaître que si leur activité ne fait pas bon ménage avec la mienne, ceux qui sont propriétaires de cet étang jouxtant le gîte de nos propriétaires nous ont laissé toute liberté d'en profiter en leur absence, ce qui n'est pas courant et mérite même d'être signalé, merci messieurs, tant ici les propriétaires d'étang sont le plus souvent particulièrement peu enclins à vous laisser en approcher et mettent même un zèle particulier pour ne pas dire agressif à vous dissuader de jeter un oeil et encore plus une paire de jumelles ou une longue-vue sur leur bien, même du bord de la route. Ici, plus encore qu'en Sologne (je n'aurai pas cru la chose possible), le regard est déjà considéré comme une violation de propriété. Que cette mise au point, que je tenais à faire, ne vous ôte pas l'envie de visiter la région ; les gens qui ont une vue intelligente de leur patrimoine existent aussi, nos propriétaires en sont un exemple.

L'étang Grand Cormorand Ragondin à la toilette Toiles d'araignées dans la rosée du matin
Au petit matin, la lumière a ce petit quelque chose de magique qui vous fait sortir du lit pour apprécier, les pieds dans l'eau, les cris des oiseaux dans le silence ambiant à peine troublé d'un souffle d'air glacé. Le héron, l'aigrette, le cormoran sont déjà à la pêche. Le rouge-gorge fait le tour de son territoire, les rouge-queue, les pinsons, les mésanges vollettent des saules aux buissons. Les troglodytes ne tiennent pas en place dans les haies.
Chaque jour, ou presque, nous prendrons les petites routes de la région à toute petite vitesse pour apercevoir, souvent de loin mais parfois de plus près, des cygnes et des hérons en très grand nombre, parfois par plusieurs dizaines et jusqu'à plus d'une centaine. Nous croiserons dans les champs des hérons garde-boeufs, sur les clôtures et les arbres des haies des buses et des faucons. Les grandes aigrettes sont fréquentes sur bien des étangs, bien que peu nombreuses mais plus que les aigrettes garzettes que nous n'avons aperçu qu'une fois.
observations au cours de cette semaine
  • Aux environs de Marlieux, le 6, vers 14h, environ 12 hérons garde-boeufs dans une prairie jouxtant une ferme.
  • Etang Battaillard, Saint Paul de Varax, le 10 vers 17h, 135 cygnes tuberculés dont 15 premier hiver.
  • Etang Glareins, Lapeyrouse, le 11 vers 15h, 190 hérons cendrés, 2 grandes aigrettes, 1 martin pêcheur. La quantité exceptionnelle de héron s'explique par le fait que l'étang avait été vidé le matin même pour être pêché comme il est d'usage dans la région (voir ci-dessous). Les hérons occupaient une ligne médiane sur l'étang à sec, guettant les petits poissons et batraciens qui s'étaient envasés pour se protéger ou réfugiés dans les quelques maigres filets d'eau courant encore.
  • Etang Lacroix, le 11, 90 cygnes tuberculés dont 4 premier hiver.
  • Etang de la Forêt, le 11 après midi, 17 grandes aigrettes, 7 aigrettes garzettes.
  • Etang Fretay, Bouligneux, le 11 après-midi, environ 12 grèbes huppés, 1 grande aigrette, 1 grand cormoran.
  • Haudumont, Sandrans, le 11 vers 17h, environ 10 hérons garde-boeufs dans une prairie jouxtant une ferme.

accueil / dossiers / en-balade / la-dombes 
Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.