Volerie des Aigles
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La Volerie des Aigles de Kintzheim

Suite à notre visite au Château du Haut-Koenigsbourg nous sommes allés, ma femme et moi, assister au spectacle incontournable des rapaces présentés en vol, et je vous livre ici quelques clichés. Bien entendu j'aurais préféré faire ces photos en pleine nature, bien que certains oiseaux ne visitent pas nos contrées, mais je ne boude jamais mon plaisir d'aborder en captivité des oiseaux bien traités qu'il est alors possible d'observer au mieux.

Château de Kintzheim
Le spectacle a lieu au pied des remparts de ce château en ruine qui domine la plaine d'Alsace du haut de la falaise où il est perché.

Pour vous y rendre...


La Volerie en quelques mots

En Alsace, tout près du Haut-Koenigsbourg dont on ne peut éviter la visite du château médiéval entièrement reconstitué au début du 20ème siècle, à deux pas de la route des vins, il est un château en ruines d'une belle majesté qui se dresse au haut d'une colline de sapins noirs. Allez-y voir évoluer au-dessus des vieux murs, et de la plaine pour certains, les rapaces qui règnent ici en maîtres absolus des lieux et qui vous couvrent de leurs grandes ailes sombres. Cette volerie, qui n'est pas unique en France (voir ici-même les dossiers de Provins et de Rambouillet) permet de voir en plein vol et parfois à quelques centimètres les plus grands voiliers d'Europe et même du monde.

On ne peut s'empêcher de penser que la liberté des oiseaux liberté est toute relative puisqu'ils ne volent qu'à condition d'avoir à ce moment là un poids légèrement inférieur à leur poids de « satiété », qui indique qu'ils ont encore, sinon faim, au moins de l'appétit, et qu'ils reviendront chercher leur nourriture là où ils sont certains de la trouver sans effort : dans la main de leur dresseur où les attend la récompense après le vol !(1) Toutefois on ne perdra pas de vue que la plupart des rapaces voient petit à petit leurs habitats se raréfier ou se dégrader, leurs proies disparaître, essentiellement à cause de l'évolution des activités humaines et de notre démographie. Il devient donc nécessaire de sensibiliser un large public à leur existence précaire et pour certains de conduire parallèlement un programme de reproduction, voire de réintroduction en milieu naturel.
La Volerie des Aigles, si elle n'est pas unique en France aujourd'hui, est la première du genre à avoir initié une sensibilisation du public en 1968, époque où l'on constatait à la fois une réduction drastique des effectifs de rapaces dans le monde et une méconnaissance quasi totale de ces oiseaux mal aimés.
Ma visite en juillet 2007
C'est en juillet 2007, par une assez belle journée de cet été pourri, que, descendant du Haut-Koenigsbourg lors d'un périple alsacien, je m'arrête avec ma femme en ces lieux probablement honnis de tout ornithologue puriste ! Conquis par l'ambiance des lieux, le premier spectacle ne m'ayant pas suffit, j'ai traîné mon objectif dans les coulisses, ou plutôt dans les lieux de repos et de présentation statique des oiseaux avant le spectacle suivant qui m'a permis, armé d'une première expérience, de prendre des clichés plus dynamiques tout en variant un peu les angles de vue. Il n'est pas dit que je n'y retourne pas un jour pour des photos plus fouillées et/ou plus insolites, le lieu s'y prête. En attendant, vous pourrez vous promener dans la galerie constituée des oiseaux suivants.
Quelques oiseaux qui ont ainsi fait leur apparition sur ce site à l'issue de cette visite (en gras)... et d'autres que nous avons eu autant de plaisir à revoir. Recherchez au besoin ces photos dans
les pages de 2007 de ces espèces

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire part du courrier reçu de la Volerie suite à la publication de ce dossier. "Tout d’abord, merci beaucoup pour votre visite à la Volerie des Aigles et pour le temps que vous avez consacré à la rédaction de ces pages. Ca nous fait toujours plaisir lorsque des passionnés comme vous prennent plaisir à voir notre spectacle. Bravo pour les photos également qui sont de très bonne qualité, les oiseaux ne sont pas toujours faciles à prendre en vol, surtout les faucons". Eric Renaud (Directeur de la Volerie).

remarques
(1) Le terme «poids de forme» que j'avais initialement utilisé gènait un peu Eric Renaud, Directeur de la Volerie des Aigles, qui m'a apporté les précisions suivantes : "Nous considérons que nos oiseaux volent à un poids inférieur à leur poids de « satiété » et non sous leur poids de « forme ». La plupart de nos oiseaux volent à un poids comparable voire supérieur à leurs congénères sauvages. En effet ils mangent quotidiennement et sont souvent plus gras que les oiseaux sauvages qui se nourrissent de façon beaucoup plus irrégulière. Si nous gardons nos oiseaux en appétit, ce n’est pas pour éviter qu’ils se sauvent mais pour qu’ils aient simplement envie de voler et d'avoir leur récompense car un oiseau repu ira se poser sur une branche à proximité et n’en bougera plus pendant des heures". Voilà une précision dont d'ailleurs la logique me satisfait davantage que les motifs de faim que je tenais de plusieurs fauconniers qui avaient peut-être dit les choses "au plus court". Notons aussi que ces notions peuvent différer entre fauconnerie de chasse ou d'effarouchement et ces spectacles de démonstration. (retour)
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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.