Société française d'odonatologie
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Les Gorges de la Jonte en août 2002

Une première rencontre avec une région qui ne s'oublie pas ; un pays dont on tombe amoureux au premier regard, à la première odeur.

Cliquez ici pour voir la carte de la région des gorgesCliquez sur cette carte de France pour découvrir la Lozère (le petit point jaune) et ses alentours avant que je vous raconte mes séjours en ces lieux.


Pour en savoir plus sur les Vautours de Lozère :

  • www.vautours.org : un site de la LPO entièrement consacré aux vautours et dont la délégation est à l'entrée des gorges.
  • percnoptere.lpo.fr : consacré au vautour percnoptère, encore rare dans cette région mais en cours de réimplantation.
  • Belvédère des Vautours : vous donne les infos pour aller à la rencontre de ces oiseaux dans les Gorges de la Jonte.
  • Et bien sûr mes pages consacrées au Vautour fauve, dont la plupart des photos proviennent de cette région.

Août 2002, première rencontre avec les Gorges.

Le gîte Agrinier dans les Gorges de la JonteNous avions choisi pour cette première année, en août 2002, un gîte situé en plein coeur des Gorges, au lieu-dit La Caze. Cette maison, dans le virage, est au ras bord de la route, car ici le terrain plat manque cruellement pour faire mieux, et celui qui existait, on le réservait plutôt pour les cultures. Quand ces maisons ont été construites, la route n'était encore qu'empierrée, c'est dire la circulation de cette époque et ses risques. Aujourd'hui, en pleine saison touristique, ça reste encore supportable.

C'est de cette maison que vous apercevez sur la photo ci-contre, et de sa terrasse, que nous avons contemplé pour la première fois le ballet des Vautours. Assis dans un fauteuil, la tête en arrière, il n'y avait qu'à se laisser nourrir d'images. C'est un spectacle sans cesse renouvelé, jamais la même chorégraphie, même si les pas de deux sont fréquents. Dès les premiers souffles d'air chaud montant de la vallée en milieu de matinée, les plus dégourdis de ces grands planeurs s'élancent de leur falaise, ou des arbres où ils ont passé la nuit. Un, puis deux, puis trois, puis dix, vingt, quarante parfois, qui montent, qui cerclent, qui montent encore, toujours, plus haut, et puis s'en vont d'un Causse à l'autre, d'un long plané descendant, glissant sur l'air sans effort, sans un battement d'aile. Leur seul moteur est le vent, cet air chaud, plus léger que l'air froid et qui monte et les pousse.

Les jours de grisaille (mais ils sont rares), on ne voit plus que les chevronnés, les caïds, ceux qui savent régler leurs rémiges au millimètre, les Formule 1 du ciel. Ca a l'air simple comme ça, le vol du vautour, mais ça demande des années d'entraînement avant de maîtriser parfaitement tous les courants, les bourrasques, les violents rabattants qui vous écrasent sur la falaise, les trous d'air qui vous jettent au sol pour ne plus en redécoller. Je me laisse emporter par ma prose comme ces gigantesques voiliers et pourrais vous en parler des heures. Un regret cette année là, nous n'avions pas de matériel photo et des jumelles juste bonnes pour donner envie d'en voir davantage.

Le dernier jour des vacances, une décision s'imposait : revenir. Et pourquoi ailleurs, puisque nous étions si bien, postés à cet endroit. Pas encore libéré, notre gîte était déjà réservé pour juillet suivant !

Voir aussi :

En raison du volume d'information ou du nombre de photos disponibles sur ce sujet, l'ensemble a été découpé pour optimiser le chargement, n'hésitez pas à visiter aussi les pages suivantes : Accueil du dossier , 2002 aout , 2003 juillet , 2003 novembre .

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.