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Panorpa sp. - Mouche-scorpion

Elle n'a de mouche et de scorpion que le nom, ne faisant partie ni des diptères ni des arachnides. C'est un mécoptère qui a du scorpion une ressemblance abdominale, tout au moins chez le mâle.

Classification

: Insectes

: Mécoptères

: Panorpidae

: Panorpa sp.


Noms vernaculaires

: Mouche-scorpion


Peu de chances de voir cette page éclater en pages spécifiques car, on le verra ci-dessous, il n'est quasiment pas possible de déterminer précisément l'espèce à la seule vue des photos.

25 mai 2012, Pont sur Yonne, (Yonne - France)
Mouche-scorpion C'est dans la pénombre des rives devenues quasi impénétrables d'un étang abandonné que j'ai trouvé cette femelle, pas très nette ; possible Panorpa vulgaris. Mouche-scorpion
Détermination difficile
Les femelles sont très difficiles à identifier, seul l'examen attentif des appendices anaux des mâles peut offrir une certitude. Il est vrai que les nervations et taches alaires diffèrent d'une espèce à l'autre mais avec une telle variabilité dans chaque espèce qu'il est impossible d'en tirer une conclusion scientifiquement recevable. Toutefois, l'étendue et le contraste des taches, et surtout la présence d'une tache basale large me fait pencher en faveur de P. vulgaris.
Pierre Tillier, ayant la gentillesse de jeter un oeil sur mes observations, aurait une préférence pour P. vulgaris, mais avec un grand "mais"...

 

Juillet 2009, La Caze, Gorges de la Jonte (Lozère - France)
Mouche-scorpion Mouche-scorpion Mouche-scorpion
Mouche-scorpion Quelques attitudes du même individu femelle, à l'abdomen télescopique, de cette mouche-scorpion toujours aussi étonnante. Quant à l'espèce précise... P. communis, P. vulgaris, P. cognata, P. germanica, P. meridionalis, P. Alpina, P. etrusca  ?... heureusement qu'il n'y a que sept espèces dans nos régions ! Mouche-scorpion
Détermination difficile
Les femelles sont très difficiles à identifier, seul l'examen attentif des appendices anaux des mâles peut offrir une certitude. Il est vrai que les nervations et taches alaires diffèrent d'une espèce à l'autre mais avec une telle variabilité dans chaque espèce qu'il est impossible d'en tirer une conclusion scientifiquement recevable.

En m'appuyant toutefois sur les cartes de répartition en France des espèces fournies par Pierre Tillier je peux éliminer P. alpina (beaucoup plus au nord), P. meridionalis (beaucoup plus à l'ouest), P. etrusca (beaucoup plus au sud-est). Les nervations alaires éliminent ensuite P. germanica (moins étendues et surtout moins contrastées), P. cognata (a priori car elles devraient être moins contrastées). Deux concurrents restent en lice : P. communis et P. vulgaris, car même la tache basale (ici petite) ne permet pas de les distinguer sûrement.

Pierre Tillier, justement, aurait ici une préférence pour P. cognata... avec comme pour les autres observations de cette page, une très grande prudence.

 

23 juillet 2008, Le Truel (Lozère - France)
Cinq ans après et le long de la même rivière, je retombe sur cette drôle de "mouche" qui n'en est d'ailleurs pas une ! Le long rostre ou bec, bizarre étirement de la tête vers le bas signe sa famille. Quant à l'espèce précise, j'oserai avancer, mais cela nécessiterait une confirmation d'expert, que nous sommes en présence d'un Panorpa cognata, en tout cas plus sûrement que de P. communis qui présenterait selon moi un renflement terminal de l'abdomen de cette femelle. Mouche-scorpion
Détermination difficile
La piètre qualité de la photo ne permet pas d'avancer une hypothèse sur l'espèce, tout au plus pourrait-on éliminer celles qui présentent des taches alaires très peu étendues et celles qui ne sont a priori pas recensées dans la région.
Pierre Tillier, revenant sur ces observations, aurait une préférence pour P. germanica, mais sans certitude.

 

Juillet 2003, Gorges de la Jonte (Lozère - France)
Mouche-scorpion Je ne l'avais pas reconnue, malgré sa présence dans deux de mes manuels. Contrairement à son nom, c'est un insecte innofensif qui se nourrit d'insectes et d'invertébrés morts ou mourants, capable de "voler" des proies aux araignées dans leurs toiles sans s'y faire lui-même piéger. Aimant les zones boisées, ombragées, humides, il a été photographié ici sur un rocher moussu, à l'ombre, en bordure de rivière.
Détermination difficile
Je dois son identification à la perspicacité et à l'oeil affuté de Didier Roustide. Il a bien vu "les mandibules au bout d'une espèce de bec (rostre) et l'appareil copulateur, rouge et recourbé, caractérisant les mâles".
Difficile d'être plus précis quant à l'espèce, le genre comprenant de nombreuses espèces se caractérisant par des détails visibles parfois seulement à la loupe. Le nombre peu élevé de taches sur les ailes et leur faible étendue plaide toutefois en faveur de P. Communis.
Après consultation (en 2012) des travaux de Pierre Tillier, cartographie et clé de détermination, j'ajouterais que P. germanica est également un candidat valable. Dommage qu'on ne voit pas mieux les appendices anaux... pour une fois que je tombais sur un mâle, contrairement aux années suivantes (voir ci-dessus).
Pierre Tillier, revenant sur ces observations, pencherait pour P. germanica, mais sans aller jusqu'à la certitude car "pour cette seule photo de mâle, on ne voit pas bien les paramères".
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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.