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Choucas des tours

Sa petite taille, à peine plus grande que celle du geai, ne permet pas de le confondre avec la corneille, avec laquelle il partage la silhouette générale. Ce petit corvidé a également un cri plus clair, pas désagréable.

silhouette

Classification

: Passériformes

: Corvidae

: Corvus monedula


Noms vernaculaires

: Choucas des tours

: Eurasian Jackdaw

: Dohle

: Grajilla

: Taccola


Physiologie

: 33cm

: 67-74cm

: 220-270g

: 5-10ans

: non menacée

: J F M A M J J A S O N D



9 septembre 2012, Peyre (Aveyron - France)
Choucas des tours

Le village de Peyre est tassé sur lui-même autour de ses ruelles et ses habitants ne peuvent faire autrement que de lier de bonnes relations avec leur voisins. Il n'en va pas autrement pour la colonie de Choucas des tours qui peuple la falaise. Chacun observe le trou d'à côté. S'il se passe quelque chose chez les voisins ce peut être le signe d'un départ en balade pour aller au resto du coin ou simplement aller surfer sur un petit vent guilleret. Si ceux-ci sont plutôt sieste, ce n'est pas une raison pour ne pas partir seul ; de toute façon on ne le reste jamais longtemps ! On ne se perd ni de vue ni d'ouïe, de loin le contact avec le groupe est maintenu à grand renfort de ce cri moelleux mais puissant.

D'autres corvidés, un tout petit peu plus petits, plus fins peut-être, partagent la falaise, ce sont les Craves à bec rouge. Leurs pattes aussi sont rouges, mais en revanche ils n'ont pas les yeux bleus magnifiques du Choucas.

Choucas des tours
Choucas des tours Choucas des tours
Choucas des tours Choucas des tours
Choucas des tours Choucas des tours

 

Mi novembre 2008, Falaises d'Etretat (Seine maritime - France)
Choucas des tours Choucas des tours Choucas des tours
Retour en Normandie, sur la côte d'Albâtre, et comme au moi de mai de cette année nous retrouvons les Choucas des tours, qu'ici, on devrait appeler Choucas des falaises. Ce devrait être leur nom d'ailleurs tant il est évident qu'ils ont élu naturellement cet habitat bien avant de découvrir nos tours. Rarement seuls ou jamais très longtemps, si au mois de mai nous les avions souvent vus en couples, saison des amours oblige, cette fois ils évoluent presque tout le temps en bande bruyante, s'interpellant joyeusement en vol. Escadrille serrée, grande débandade, regroupement chaotiques, virages groupés... les vols de ces fous de la voltige se font et se défont, au gré de l'humeur et des courants, pour rien, pour le plaisir, pour chamailler les goélands avec qui ils partagent au bord des falaises une activité commune : le vol de pente.

 

8 juillet 2008, Peyre (Aveyron - France)
Choucas des tours Choucas des tours Choucas des tours
Peyre est un village semi-troglodytique adossé à une falaise de tuf où se côtoient les Choucas des tours et les Craves à bec rouge. On ne peut pas visiter le village sans entendre leurs cris moelleux bien plus harmonieux que ceux de leurs cousines Corneilles. Ils nichent autant dans la falaise elle-même que dans les trous des murs avoisinants comme ces trous de boulin de la façade de la vieille église troglodytique qui est maintenant une salle d'exposition.
Choucas des tours Choucas des tours Choucas des tours
On peut ainsi rester des heures, confortablement assis sur un muret le long des ruelles trop étroites pour la plupart pour laisser passer une voiture et se laisser porter dans les airs à la suite des acrobaties de ces corvidés. Plonger les yeux dans leur regard de ciel. Planer en douceur le long de la paroi et filer tout à coup au-dessus du Tarn.
Choucas des tours Choucas des tours Choucas des tours
Certains ont choisi des appartements profonds et spacieux, d'autres ont préféré des entrées plus étroites mais dotées d'un balcon perchoir d'où le regard maîtrise toute la falaise sans avoir à se tordre le cou !

 

11 mai 2008, Square Barye, Paris (France)
Choucas des tours Rencontrer un Choucas des tours dans Paris est toujours un évènement sympathique car cette espèce est en très sérieux déclin dans la capitale depuis quelques années et pourrait d'ailleurs rapidement en disparaître. Choucas des tours
Ne nous y trompons pas, il ne s'agit pas d'une espèce en voie de disparition, il ne s'agit bien que de sa présence dans la capitale. Ce n'est pas le premier corvidé à quitter cette grande métropole, le Corbeaux freux l'a fait avant lui il y a une soixantaine d'années. Pourquoi ? On pourra toujours avancer de nombreuses hypothèses mais la plus plausible à ce jour est la pression et la densité de l'urbanisation. Pour l'oiseau la ville est un tout, centre urbain ou banlieue, il ne fait pas particulièrement la différence et cet ensemble ne cesse de s'étendre, ce qui le conduit à toujours augmenter ses trajets professionnels car si la nuit, ou pour nicher, il fréquente volontiers les grandes falaises que sont pour lui nos habitats les plus hauts, dans la journée il va s'alimenter à la campagne, toujours plus lointaine. Il est comme nous, un beau jour trop c'est trop, il prend alors ses cliques et ses claques et s'en va faire souche ailleurs. Bien dommage pour nous car son cri est bien plus harmonieux que celui de sa cousine Corneille noire qui elle se plait tout à fait en nos murs. C'est d'ailleurs son cri qui nous a fait lever la tête avec le sourire et a porté notre regard sur sa nuque argentée alors que nous passions deavnt le Square Barye, à la pointe sud de l'Ile Saint Louis.

 

5 et 6 mai 2008, Falaises d'Etretat (Seine maritime - France)
Choucas des tours Choucas des tours Choucas des tours
S'il y a aux alentours des falaises et de la ville elle-même beaucoup moins de Choucas des tours que de Goélands argentés, il sont tout de même bien présents et guère plus sauvages. Notre première rencontre, c'est cet individu qui fait du vol de pente et passe juste devant nous en planant, révélant les nuances de charbon et d'argent de son plumage malgré une lumière un peu pauvre sous ce ciel gris. Posé à quelques mètres de nous cette paire d'individus (peut-être un couple) nous observe du coin de l'oeil, peu inquiets, avant de disparaître dans les herbes et de se lancer à nouveau sur l'air.
Choucas des tours Choucas des tours Choucas des tours
Descendu sur la plage de galets, c'est sous un angle peu habituel que je photographie cet individu à la recherche de quelque gourmandise à se mettre sous le bec. Il est en contrebas, au pied de la digue qu'il arpente d'un pas tranquille... et se précipite sur quelque chose de brillant, pour découvrir un emballage aussi vide qu'anachronique. Déçu il repart en quête... et tombe en arrêt devant quelques mégots de cigarette ! Dommage qu'il ne puisse pas nous dire ce qu'il pense de nous et de notre façon de respecter son lieu de vie !

Voir aussi :

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.