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Grand Corbeau

Le Grand Corbeau ne vole pas son nom puisqu'il est effectivement le plus grand corvidé du monde. Souvent confondu avec la Corneille noire, il est plus massif que celle-ci, son bec est beaucoup plus fort, sa tête plus grosse.

silhouette

Classification

: Corvidae

: Corvus corax


Noms vernaculaires

: Grand Corbeau

: Common Raven

: Kolkrabe

: Cuervo

: Corvo imperiale


Physiologie

: 54-67cm

: 120-150cm

: 800-1500g

: 10-15ans

: espèce non menacée

: j f m a m j j a s o n d


En France on le trouve généralement localisé aux zones montagneuses, Jura, Alpes, Pyrénées, Causses, Corse, et au littoral breton et normand.


17 septembre 2012, Salvinsac (Lozère - France)
Grand Corbeau

Plus souvent entendu que vu de près le Grand Corbeau fait partie de ces rencontres qui font accélérer mon rythme cardiaque ! Il est si souvent confondu avec la Corneille que le plus souvent personne, même ici, ne fait attention à lui... Pourtant sa taille, sa masse, son cri, sa queue cunéïforme ne laissent aucun doute. A moins d'habiter en montagne ou en pointe de Bretagne, ne cherchez pas ce grand oiseau noir qui a besoin de falaise pour vivre. En plaine, vous tomberez bien plus surement sur la Corneille noire et dans une moindre mesure sur le Corbeau freux, plus petit, avec la face et le bec gris, plus farouche que la Corneille. Ce matin, alors que nous cherchons le Gypaète nouvellement réintroduit dans ce secteur, il nous gratifie de quelques passages le long de la falaise et sans va plein ciel retrouver quelques Hirondelles de rocher qui ne peuvent rivaliser en envergure !

Grand Corbeau
Grand Corbeau Grand Corbeau
Grand Corbeau Grand Corbeau
Grand Corbeau Grand Corbeau

 

8 septembre 2011, Corniches du Causse Méjean (Lozère - France)
Grand Corbeau Grand Corbeau Grand Corbeau
Cette fois c'est en surplombant le Tarn, en balade pour le Pont de l'Arc, et non dans la Jonte que nous croisons ce bel oiseau à la voix grave. Sa voix et sa queue cunéiforme ne laissent aucun doute quant à l'espèce ! Nul risque de le confondre avec une Corneille et encore moins avec un Choucas ou un Crave. D'année en année il grandit un peu dans l'objectif, encore un peu de patience et je finirais bien par lui tirer un portrait à sa mesure... Cette fois, grande chance, ce n'est pas un mais deux individus qui discutent en vol en passant au-dessus de nous.

 

11 juillet 2010, Corniches du Causse Méjean (Lozère - France)
Grand Corbeau Grand Corbeau Grand Corbeau
C'est un oiseau que je vous présente rarement, même lors de mes séjours en Lozère où il est noté commun. Il faut dire que si sa population est difficile à estimer précisément, elle semble loin aujourd'hui d'atteindre celle des Vautours fauves qui tiennent ici la vedette. Encore ce jour là, il s'agissait avant tout d'avoir l'oreille aux aguets pour entendre le croassement de celui-ci, traversant la gorge à grand renfort de cris. Appelait-il un congénère ? Ce ne fut en tout cas qu'un passage isolé, trop loin pour espérer des photos intéressantes. Celles-ci sont là pour le simple plaisir du souvenir de la rencontre. Ne le confondez plus, comme la plupart des gens, avec la Corneille. La puissance et la gravité de son cri sont déjà des indices forts. Sur la photo du milieu, observez en outre la forme de sa queue qui forme un losange, alors qu'elle est carrée chez la Corneille et ronde chez le Corbeaux freux.

 

19 juillet 2008, Cassagnes (Lozère - France)
Charnier de Cas
Nous sommes arrivés de bonne heure ce matin là au charnier de Cassagnes, dans l'espoir d'y voir venir quelques Vautours éclaireurs à la recherche d'un éventuelle dépot de carcasse. Nous verrons effectivement quelques survols mais aucun ne viendra s'attarder. Nous le saurons plus tard, il nous eut fallu venir la veille ! Nous surprendrons tout de même l'apparition du Grand Corbeau et la visite opiniâtre du Renard qui fera le tour des lieux en quête des restes. La photo panoramique est prise de l'accès au charnier, petite terrasse naturelle en surplomb de celui-ci. De celle-ci un cable tendu permet de descendre les carcasses sur la plateforme en contrebas. Installés en bordure de la végétation nous ne gênerions pas les oiseaux qui seraient venus au ravitaillement. Pour le Grand Corbeau, qui vient se poser à l'opposé de notre position, mon zoom est trop faible pour offrir un portrait digne de lui. Cette série de cliché est donc surtout un souvenir. Aux jumelles, malgré la brume de chaleur qui monte et brouille un peu l'air ambiant, sa détermination est plus flagrante et confirmée par les cris rauques et caverneux qui n'appartiennent qu'à lui.

Grand Corbeau

Renard

Grand Corbeau

Sur son perchoir il semble appeler et réclamer la carcasse qu'il s'attend sans doute à trouver. En été les dépots sont aujourd'hui moins réguliers et il lui faut trouver pitance par ses propres moyens, comme pour ses compagnons de festin les Vautours. Des festins il y en a déjà eu quelques uns sur cette plateforme, derrière les volières qui ont servi à la réintroduction du Vautour fauve et du Vautour moine dans les gorges... pour en juger, jetez un oeil sur la photo du milieu ci-dessus, admirez le renard errant entre les carcasses blanchies au soleil...

Grand Corbeau
Grand Corbeau
Grand Corbeau
A part quelques mésanges et pinsons pour rompre le silence des lieux nous ne verrons ce jour là que les deux célèbres acteurs de Jean de La Fontaine : le Corbeau et le Renard. Le renard surtout d'ailleurs que nous observerons pendant deux heures, et qui nous observera aussi après nous avoir finalement localisés, pour être sûr que nous ne bougeons pas et ne constituons pas de danger pour lui. Après un dernier cri, le Grand Corbeau s'envolera vers la falaise et disparaîtra en quelques coups d'aile. Avec moins d'une centaine de couples sur l'ensemble de la Lozère, s'il n'y est pas rare, il n'y est pas non plus si fréquent et l'avoir vu même de loin est déjà une satisfaction.
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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.