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Oie empereur

Le nom scientifique de l'Oie empereur lui vient d'une île Aléoutiennes dont elle est originaire, l'île Kanaga. Elle a été introduite en agrément en Europe au début du 20ème siècle pour sa bonne adaptabilité à l'élevage et sa résistance au froid (vue son origine, on comprend).

silhouette

Classification

: Ansériformes

: Anatidae

: Anserinae

: Anser canagicus


Noms vernaculaires

: Oie empereur

: Emperor Goose

: Kaisergans

: Ganso Emperador

: Oca imperatrice


Physiologie

: 65-90cm

: ~2700g

: quasi menacée


Au 19ème siècle l'Oie empereur s'appelait "Oie du tsar". Par affection de celui-ci pour cette espèce, parce qu'en partie sibérienne, elle se trouvait sur son territoire, parce qu'elle avait été offerte à celui-ci en agrément ?... Allez savoir !


17 février 2007, Parc de Montsouris, Paris (France)
Oie empereur

Les années passent et l'Empereur de Montsouris est toujours aussi copine avec une Bernache du Canada. Cette Oie empereur est seule de son espèce dans le parc (et à ma connaissance sur Paris).

Oie empereur et Bernache du Canada
Elle vit habituellement dans la toundra côtière du Pacifique nord, sur les lacs et lagunes, et niche sur les côtes du golfe de l'Alaska. Elle a toutes les chances de rencontrer la Bernache du Canada à l'état naturel, cette dernière fréquentant aussi les Aléoutiennes et l'Alaska entre autres. Elle se rapproche peut-être donc ici instinctivement d'une espèce qu'elle aurait naturellement côtoyée.
On pourrait éventuellement penser en voyant les couleurs mal délimitées de son bec qu'il y a là une malformation, une usure, une dépigmentation... Il n'en est rien, celui-ci est bien naturellement de couleur rose à chair sur le dessus et noir sur la mandibule inférieure. Chaque plume argentée de son plumage est bordée d'un liseré noir qui lui donne cet aspect écaillé.
De toutes les oies présentes sur ce bassin, même après plusieurs années, elle reste l'une des plus timides, gardant toujours un minimum de vigilance, à l'inverse de certaines qui n'hésitent plus à venir quémander jusque dans la main ou à tirer sur un bas de pantalon tant elles ont été habituées à être nourries par l'homme, mal et à tort d'ailleurs, le plus souvent avec du pain.

 

Novembre 2005, Parc de Montsouris, Paris (France)
Oie empereur et Bernache du Canada

Oie empereur

Oie empereur, Bernache du Canada et Mouette rieuse
Je ne vous dirai pas s'il s'agit d'un mâle ou d'une femelle, les deux étant semblables. Si je dis "elle" c'est que oie est féminin. Elle est présente depuis au moins deux ans dans ce parc où je l'avais découverte pour la première fois en août 2003. Je n'ai toujours vu qu'un seul individu et cette solitude explique peut-être pourquoi elle est souvent en compagnie d'une Bernache du Canada dont elle semble aujourd'hui inséparrable. Grand débat sans verser dans l'anthropomorphisme, l'amitié existe-t-elle chez les animaux et les oiseaux en particulier ou ne s'agit-il que d'opportunisme ?
Oie empereur Oie empereur et Mouette rieuse Oie empereur

 

Août 2003, parc de Montsouris, Paris (France)
Oie empereur

Cette oie vit d'ordinaire en Alaska et dans le nord-est de la Sibérie... mais aussi à Paris, au parc Montsouris. Comme les autres oies de ce bassin, en cette période de canicule, elle ne quitte guère l'ombre très longtemps.

Oie empereur
Elle n'est certainement pas à son aise sous ce climat et en cet été torride, elle qui ne quitte guère les abords du détroit de Béring, de l'Alaska à la pointe de Sibérie en passant par les îles Aléoutiennes, son aire la plus au sud et remontant parfois jusqu'à l'île Wrangel, sa limite nord (tout de même exceptionnelle) entourée de banquise environ huit mois par an !
Oie empereur On remarquera son plumage en forme d'écaille et son bec rosé aux narines noires. Oie empereur
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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.