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Sittelle torchepot

La Sittelle torchepot tire son nom de son habitude de torcher de la boue à l'entrée de son nid, souvent une ancienne loge de pic, pour en réduire le diamètre à son usage. Torchepot aussi car les nichoirs ont parfois été faits en pot de terre.

silhouette

Classification

: Passériformes

: Sittidae

: Sitta europaea


Noms vernaculaires

: Sittelle torchepot

: Wood Nuthatch or Eurasian Nuthatch

: Kleiber

: Trepador Azul

: Picchio muratore europeo


Physiologie

: 12cm

: 16-18cm

: 12-18g

: 2-3 ans

: espèce non menacée

: J F M A M J J A S O N D


Un expert de la verticalité qui n'hésite pas à descendre le long des troncs tête en bas, grâce à la force de ses ongles puissants et acérés.


16 juillet 2007, Haut-Koenigsbourg (Bas-Rhin - France)
Sittelle torchepot

Nous faisons le tour des remparts du château lorsque la Sittelle pousse un cri de sentinelle. Ecrasée de lumière au soleil ou se confondant avec l'écorce dans l'ombre, elle fait le tour d'un pin à la recherche d'insectes.

Sittelle torchepot

 

18 novembre 2006, Cimetière parisien de Bagneux (Hauts-de-Seine - France)
Sittelle torchepot

Cette Sittelle vient de ramasser une noisette dans l'allée. Elle s'est envolée avec en passant devant moi, s'est posée et a immédiatement coincé sa prise dans ce creux de fourche sans une hésitation ; il y a fort à parier que cet endroit lui est familier.

Sittelle torchepot
Elle déploie ensuite une énergie étonnante pour ouvrir cette coque et en déguster l'amande. L'opération est bruyante et à la voir utiliser ainsi son bec comme un petit marteau piqueur, on serait tenté de lui fournir une aspirine ! Bien agrippée au tronc, la tête en bas, elle frappe, frappe, frappe encore et encore, battant parfois des ailes pour s'équilibrer et peut-être augmenter la force d'impact. Suit une phase de trituration plus tranquille où je devine qu'elle est train de vider le contenu de la noisette. Bien haut perchée dans son arbre elle ne m'a encore pas offert de portrait en gros plan, mais l'observation était bien sympathique et vous la verrez ici dans les conditions même où je l'ai vue aux jumelles.
Sittelle torchepot Sittelle torchepot Sittelle torchepot

 

22 avril 2006, Parc de Bercy, Paris 12 (France)
Sittelle torchepot

Je vous l'ai dit, elle n'est pas facile à photographier, mais patience, je finirai bien par l'avoir mieux que ça... Au moins cette fois vous voyez son dos gris qu'elle ne montrait pas sur la première série.

 

5 mars 2006, Parc de Bercy, Paris 12 (France)
Sittelle torchepot

Sittelle torchepot

Sittelle torchepot
Elle n'est guère plus grosse qu'un moineau mais elle apparaît toute en rondeurs. Comme de plus elle est sans cesse en activité, montant et descendant (souvent la tête en bas) le long des branches et des troncs, elle est bien difficile à saisir dans l'objectif. Ici en limite de portée du zoom (inutile de cliquer sur les vignettes pour les agrandir, je n'ai pas mieux !) elle ne révèle pas toute la richesse de son plumage. Son dos gris ne se devine que sur le sommet de la tête, mais on aperçoit tout de même ses joues blanches et le trait sourcillier noir, comme un gros trait de kohl en travers de la figure !

Quelques précisions sur l'espèce

Si le latin sittè indique que cet oiseau était indéterminé (inclassable ?) en revanche europaea représente bien son aire de répartition puisqu'on la trouve dans toute l'Europe. Dans certaines langues on la considère comme un pic-maçon. Pic probablement parce qu'elle tambourine comme eux, mais sur ses noisettes (ou autres grosses graines) coincées dans une crevasse d'écorce pour les ouvrir, et maçon parce qu'elle maçonne l'entrée de son nid avec de la salive et de l'argile. Comme elle emprunte le plus souvent des trous déjà creusés comme des loges de pics, cela lui permet d'adapter l'entrée existante à sa taille, le tout à moindre frais.

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Par respect de la vie tous les clichés sont pris in vivo & in situ. N'étant pas un scientifique, j'ai pris le parti de photographier les animaux que je rencontre dans le plus grand respect de leur qualité de vie, en respectant les distances de sécurité de chaque espèce, sans les déranger dans leurs recherches de nourriture ou leur reproduction, notamment. Des contraintes qui apportent des frustrations qu'il faut accepter.