
Classification
- O : Falconiformes
- F : Falconidae
- GE : Falco tinnunculus
Noms vernaculaires
- Français : Faucon crécerelle
- Anglais : Common Kestrel
- Allemand : Turmfalke
- Espagnol : Cernícalo Primilla
- Italien : Gheppio comune
Physiologie
- Longueur : 34-39cm
- Envergure : 65-80cm
- Poids : 190-300g
- Longevité : Jusqu'à 15 ans
- Statut : espèce en diminution
- En France : j f m a m j j a s o n d
Vous avez probablement déjà repéré son vol stationnaire caractéristique, dit "en Saint Esprit". C'est le rapace le plus répandu dans nos régions et le plus facile à voir. Facile, c'est vite dit. Il n'est pas gros, de la taille d'un pigeon, et c'est surtout quand il est sationnaire qu'il est aisé à observer.
- • Aigle bateleur
- • Aigle imperial
- • Aigle ravisseur
- • Aigle royal
- • Bondree apivore
- • Buse aguia
- • Buse de harris
- • Buse variable
- • Caracara du nord
- • Cheveche d athena
- • Chouette de tengmalm
- • Chouette effraie
- • Chouette hulotte
- • Circaete jean le blanc
- • Condor des andes
- • Faucon crecerelle
- • Faucon pelerin
- • Faucon sacre
- • Grand duc d europe
- • Harfang des neiges
- • Messager sagittaire
- • Milan noir
- • Pygargue a tete blanche
- • Pygargue vocifere
- • Urubu a tete rouge
- • Vautour a tete blanche
- • Vautour de l himalaya
- • Vautour de ruppell
- • Vautour fauve
- • Vautour moine
- • Vautour percnoptere
16 juin 2007, Chapelle Saint-Louis de la Pitié-Salpêtrière, Paris (France) |
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| Ce week-end de juin, comme chaque année, est consacré par le Corif à faire connaître l'avifaune parisienne au grand public. Cette période coïncide en général avec l'envol des jeunes Faucons crécerelle qui quittent leurs nids urbains ; ce qui permet de poser des instruments d'observation pour le plus grand plaisir des curieux qui découvrent bien souvent que des rapaces peuplent naturellement les cieux de leur villes. L'animation a traditionnellement lieu à proximité de Notre Dame, ce qui fait d'ailleurs que ceux qui connaissent les Faucons parisiens les appellent le plus souvent "les faucons de Notre-Dame". Il en existent en bien d'autres lieux plus ou moins prestigieux. Cette année, trois animations ont eu lieu simultanément, permettant de découvrir d'autres endroits de nidification et de multiplier les chances de voir des jeunes, un peu précoces cette année. | ||
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| 15h02 : Nous assistons au premier envol de la journée après avoir attendu quelques trois quarts d'heures qu'un petit rapace pointe son bec à l'entrée du nid. Les jeunes sont bien emplumés, la météo n'est pas trop défavorable, malgré quelques gouttes de temps à autre, il n'y a pas de vent... c'est le moment de se lancer, de toute façon il faudra bien se décider un jour ou l'autre. On prend son élan, on ouvre les ailes et c'est parti... le temps de rétablir un peu l'assiette après un premier dérapage et on va se poser sur les premiers arbres. Nous entendrons quelques minutes après les cris d'un adulte parti à la recherche du jeune pilote ; les sorties n'ont pas l'air si clandestines qu'elles en ont l'air et les éducateurs ne sont pas loin et veillent au grain. | ||
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| 15h36 : Deuxième envol une demi-heure après. Evidemment l'expérience du précédent frangin a donné des idées aux suivants. Il faut tout de même un bon moment pour se décider. Ca a l'air simple comme ça, à voir faire, mais prudence, mois je ne le sens pas bien ce coup là, j'ai bien vu qu'il avait glissé sur le vent en sortant, ça me semble traitre sur le sud, je vais essayer sur le nord pour voir, et puis il y a ce bord de toiture pour se rattraper... C'est parti... aïe, aïe, aïe... en fait c'est plus gênant qu'autre chose... flap, flap... ça passe... en vrac, mais ça passe ! | ||
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| 16h04 : Passées les premières frayeurs lors de la sortie du nid (j'vous raconte pas tout, y'a des choses qu'il vaut mieux passer sous silence !) je me suis trouvé un terrain d'entraînement rudement sympa, un petit aérodrome couvert, muni de perchoirs à niveaux variables, pas homologué par le comité olympique mais tout ce qu'il y a de plus "secure". Bon, là, tel que vous me voyez, j'ai déjà fait une traversée de la chose et je jauge le résultat ; j'vous dis pas, je vais faire mieux ce coup-ci, c'est sûr... Allez, on s'retourne, hep, ça glisse... | ||
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| Face au vent, volets réglés, tête haute, queue rassemblée... on se lance ! Trois coups d'aile pour assurer la portance, un coup de queue pour assurer la trajectoire et on freine avant l'atterrissage... freine, freine !... | ||
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| ... raté, loupé, vaché, vautré... surement un vent rabattant au bord du précipice, c'est traitre le vent, faut vachement faire gaffe... hein ?... pardon, vous vous marrez, v'nez donc faire le mariole ici, tiens, et en attendant visez un peu les culottes courtes que la mère m'a tricottées... Et zou, virage sur l'aile, ouah, pas mal ça, ça vient, ça rentre, j'ai pigé le truc, dis-donc, si maman voyait ça ! Yapuka négocier l'atterro, en douceur, mec, t'es un bon, je le sens... | ||
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| ... si, si, ça a pas l'air comme ça, mais c'est pas mal... pour un début... attends, t'as vu comment j'l'ai crochetée, cette ferraille ? J'aurais pu en faire trois le tour, et bah non, hop, rétablissement, équilibre, stabilisation, amortissement sur le train, fermeture des volets, tu peux couper les gaz fiston, c'est du tout bon ! Repos. Profitez-en pour jeter un oeil sur les lieux. Mon terrain, c'est le lanterneau qui termine le dôme dans lequel je suis né. Les parents avait drôlement bien choisi l'endroit, parait qu'c'est pas la première fois d'ailleurs (NDA : voir en 2005). En plus c'est bien pratique, après l'effort on est sur place pour le casse-croute... tiens voilà justement le paternel qui arrive avec le ravitaillement. Ca tombe bien, j'avais les crocs (si j'puis dire !). | ||
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| 16h10 : On perd pas de temps lui et moi ; j'ai encore du travail, et il a encore des courses à faire... faut aussi nourrir les frangins. Admirez le décollage, pas une hésitation, une belle courbe, un virage en douceur, bien appuyé à quinze degré sur le vent, queue étalée pour contrôler l'empannage. Il est beau le père, avec son bonnet gris et sa belle barre caudale noire. | ||
| 16h17 : Les départs se suivent et ne ressemblent pas tout à fait. D'ailleurs, dans l'allée, là-dessous, y'a des drôles de bipèdes affublés de trépieds ou d'appendices naso-oculaires bizarres qui pensent que... | ![]() |
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| ... qui s'autorisent à penser que, c'est-y un jeune, non, non, c'est la femelle, c'qu'est sûr, c'est qu'c'est pas le mâle... si au lieu de parler y regardaient ma queue, y verraient bien que derrière la belle barre noire terminale, j'ai de jolis festons blancs tous neufs, pas usés pour un sou, alors que maman a pas encore eu le temps de refaire sa garde-robe, avec tout le travail qu'on lui a donné. En tout cas, c'était un beau départ, malgré les rémiges tout écartées au lancement, pas très portantes. | ||
| Toutes les photos de cette section sont présentées dans l'ordre chronologique, sans montage et sans autre fantaisie que la prose délirante (mais pas tant que ça) de l'auteur. | ||
Vrai ou faux ?
Dans son édition du 4 juin 2007, le quotidien "Le Parisien" écrit à propos des prédateurs du Pigeon urbain : "Quelques faucons crécerelles, prédateurs naturels des pigeons, ont été introduits dans Paris. Certains nichent à Notre-Dame et vers la Grande Bibliothèque. Mais ils sont très peu nombreux. Inconvénient : nécessite l'intervention d'éleveurs et nidification aléatoire". Voilà une annonce originale qui a dû secouer les côtes d'une bonne poignée d'ornithos ! Car mieux vaut en rire... Les Faucons crécerelles n'ont jamais été réintroduits dans Paris où il est attesté qu'ils sont présents depuis une grosse cinquantaine d'années. En outre leurs proies habituelles sont bien plutôt les petits rongeurs comme les souris ou mulots. Si, surtout en milieu urbain, il leur arrive de croquer un oiseau au déjeuner, la taille de ces proies ne dépassent pas celle du Moineau ! Le Pigeon peut dormir sur ses deux oreilles (si je puis dire). Pour la BNF, où des nichoirs ont bien été installés il y a quelques années, il s'agit de nichoirs à Faucons pélerins qui n'ont encore jamais daigné s'y installer et dont certains s'autorisent à penser qu'il y a d'ailleurs peu de chances pour qu'ils le fassent. Mais ne tapons pas trop fort, ni sur le journal, ni sur les journalistes, si celui-ci a fait une boulette, il en est quand même quelques uns qui font bien leur travail.



























