Canard de Barbarie ou Canard musqué :

Classification
- O : Ansériformes
- F : Anatidae
- GE : Cairina moschata
Noms vernaculaires
- Français : Canard de Barbarie, Canard musqué
- Anglais : Muscovy Duck
- Allemand : Moschusente
- Espagnol : Pato real (Arg, Bo), Pato Criollo, Pato real o negro (HN)
- Italien : Anatra muschiata, Anatra muta
Physiologie
- Longueur : ~85cm (mâle), ~65cm (femelle) : état sauvage
- Poids : 2100-3200g (mâle), 950-1300g (femelle) : état sauvage
L'appellation "Canard de Barbarie" désigne habituellement le nom des variantes domestiques alors que le "Canard musqué" désigne les individus sauvages. Les formes d'hybridation de ces canards sont nombreuses, entre autre avec le Colvert (Anas platyrhynchos) et donnent des résultats "graphiques" variés.
- • Bernache a cou roux
- • Bernache a criniere
- • Bernache de magellan
- • Bernache des andes
- • Bernache du canada
- • Bernache nonette
- • Canard a bec tachete
- • Canard carolin
- • Canard colvert
- • Canard de barbarie
- • Canard jansen
- • Canard mandarin
- • Canard pilet
- • Canard siffleur du chili
- • Canard souchet
- • Chauna a collier
- • Cygne a cou noir
- • Cygne chanteur
- • Cygne noir
- • Cygne tubercule
- • Dendrocygne fauve
- • Dendrocygne veuf
- • Eider a duvet
- • Erismature rousse
- • Fuligule milouin
- • Fuligule morillon
- • Fuligule nyroca
- • Garrot a oeil d or
- • Nette a bec rose
- • Nette brune
- • Nette rousse
- • Oie a tete barree
- • Oie cendree
- • Oie cygnoide
- • Oie des neiges
- • Oie empereur
- • Oie naine
- • Oie rieuse
- • Oies domestiques
- • Ouette d egypte
- • Pilet des bahamas
- • Sarcelle a collier
- • Tadorne casarca
- • Tadorne de belon
- • Tadorne de nouvelle zelande
- • Tadorne radjah
18 juillet 2008, La Canourgue (Lozère - France) |
||
On trouve habituellement ces canards dits de Barbarie mais toujours hybridés de Colvert le plus souvent dans les parcs urbains... ou les basses-cours où ils sont élevés pour leur chair. Je ne sais si celui-ci était destiné à la casserole mais en attendant de plus mauvais jours il profitait tranquillement des rues de La Canourgue, bourg lozèrien connu pour les canaux qui le traversent et sa vieille ville.Il semble ici à sa fenêtre, scrutant la rivière en contrebas et n'y trouvant rien de fascinant, remontant le cours d'eau depuis son parapet. Au même moment, sur le parapet opposé, une Tourterelle turque et un Rougequeue noir déambulent tout aussi tranquillement, nullement gênés par la circulation. |
||
17 février 2007, Parc Montsouris, Paris (France) |
||
Le Canard de Barbarie est une souche domestiquée descendant du Canard musqué d'Amérique dont il reprend le nom scientifique provenant de l'odeur de musc dégagée par cet ancêtre sauvage. L'individu le plus sombre représenterait, s'il était de l'espèce pure, la phase juvénile, sans blanc sur l'aile. Ils sont dans ce parc si familier qu'ils viennent au contact des promeneurs assis sur les bancs autour du bassin. On en voit ici un qui se dresse autant que possible pour gagner du terrain malgré la barrière (sur laquelle il finira par monter maladroitement), dressant le cou et "cassant" la queue pour éviter de la laisser traîner par terre ou maintenir son équilibre. |
||
Quelques précisions sur l'espèce ou ses races domestiques
La forme sauvage du canard de Barbarie est tropicale et peuple les forêts marécageuses, mais grâce à sa robustesse et sa rusticité, il s'est adapté à différents climats et milieux. Il a à la fois des griffes, et des pattes palmées. C'est un canard plus agressif mais moins bruyant que le colvert, d'où son nom de Canard muet, ce qui est vrai pour les femelles, les mâles se bornant à une sorte de soufflement. Ils sont omnivores, se nourrissant de plantes, de vers, d'insectes, de poissons, d'amphibiens et de reptiles. En savoir plus avec les recommandations du Conseil de l'Europe pour l'élevage de l'espèce.
Saveurs des noms d'espèce ! L'origine des noms des espèces est parfois bien mystérieuse car notre canard n'est pas originaire de Barbarie, qui fut une région d'Afrique (pays des Berbères) englobant approximativement le sahara actuel. Mais de tout temsp les savants ont commis des erreurs que leur pardonnent leurs pairs actuels. En savoir plus avec Frédéric DUHART, Doctorant Centre de Recherches Historiques EHESS, Paris.
Quelques précisions... gastronomiques !
Jean-Claude Ribaut, dans un article du Monde du 8/11/2003, consacré il est vrai à la gastronomie bien plus qu'à l'ornithologie, nous précise que « Les canards de nos basses-cours sont tous cousins du Colvert des marais domestiqué en Chine depuis quatre mille ans. A l'exception du Barbarie, qui descend du Canard musqué de l'Amérique centrale précolombienne. Les variétés obtenues par croisement sont innombrables : le Pékin, importé de Chine vers 1870, croisé avec le Kaki-Campbell (lui-même issu du Coureur indien) donne le mulard, un hybride stérile très recherché pour la table. Est apprécié aussi le fruit du croisement entre une cane Kaki et un Colvert mâle élevé en plein air. »
Le canard de Barbarie est reconnu partout comme une espèce appréciée pour sa chair. La femelle est une bonne couveuse à qui on peut même confier des oeufs de poule ou d'oie. Le mâle pèse 4 kg contre 3kg pour la femelle qui produit environ 40 oeufs par an. En provenance d'Amérique du Sud, l'espèce, domestiquée à l'origine par les indiens colombiens et péruviens a été introduite dans les basses-cours européennes au XVIe siècle par les espagnols et les portuguais. Quelques 200 000 tonnes de ces oiseaux finisssent dans nos assiettes tous les ans. Son nom scientifique Cairina moschata fait allusion à son odeur musquée. Il possède effectivement une glande à musc qui l'a longtemps fait considéré comme immangeable. En savoir plus avec l'INRA.
Quelques précisions... pharmaceutiques !
Oscillococcinum : un remède de choc. Le remède du domaine homoéopathique le plus vendu au monde est ce médicament à base de foie et cœur de canard de Barbarie sensés contenir un microbe, l'oscillocoque. L'appareil digestif du canard est considéré de nos jours comme l'un des plus importants réservoirs du virus grippal. L'argument est-il toutefois suffisant pour justifier de l'action d'Oscillococcinum dans la grippe? En savoir plus avec les Cahiers du Groupement Hahnemannien.






